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Le Vade-mecum du lycéen en français = Minimum « vital » du candidat bachelier
 

remarque : Beaucoup de ces notions, revues en 2nde ou première, ont été vues au collège.

Discourir, c’est dire ou écrire sur un sujet quel qu’il soit. On peut classer les discours en fonction de leur but dans le langage. Tout le monde utilise les discours. En fonction du but que l’on veut atteindre on choisit tel ou tel discours. Un texte peut relever d’une ou plusieurs formes de discours à la fois. Il peut être :
Narratif : pour raconter
Argumentatif : pour convaincre ou persuader
Explicatif : pour expliquer (un fonctionnement, une position, une idée)
Descriptif : pour décrire
Informatif : pour donner une information.
Injonctif : pour faire agir

Les registres

Dans les textes littéraires des sentiments, des émotions sont exprimés par l’auteur et ou les personnages. Chaque registre utilise des procédés qui lui sont propres.

1. L’épique : utilisé quand le texte rend compte d’un combat, d’une lutte. Textes évoquant l’héroïsme, la chevalerie, les conquêtes, les grands voyages au péril de la vie…
2. Le lyrique : utilisé pour épancher les sentiments et les émotions à la première personne. Ton intime. Le personnage ou l’auteur utilise la nature, l’idée de Dieu ou de puissances surnaturelles pour décrire ses états d’âme.
3. Le tragique : quand l’homme ne peut échapper à son destin, à la fatalité.
4. Le pathétique : pour témoigner et faire ressentir la pitié, la compassion, l’attendrissement. Faire comprendre les souffrances d’un personnage ou d’un auteur.
5. Le comique (humour, fantaisie, ironie, satire) : pour faire rire, mais aussi pour critiquer ou se moquer.

Les figures de style (ou procédés d’écriture)

Qu’est-ce que c’est ? La figure de style ou le procédé de style ou d’écriture est une manière particulière de dire les choses pour mieux faire sentir des oppositions et des contrastes, des idées importantes, des sensations et des sentiments. Les figures de style sont l’équivalent des différentes couleurs que le peintre utilise pour faire un tableau. Elles apportent des nuances.

A. Les figures d’insistance (effet produit : insistent sur une idée ou un thème)
- la répétition,  l’anaphore ("Toujours aimer, toujours souffrir, toujours mourir.")
- le parallélisme (Nu je suis né, nu je mourrai = Adj + GV / Adj + GV)
- le chiasme (Nu je suis né, je mourrai nu= Adj + GV / GV+ Adj)
- l’accumulation et aussi l'énumération et la gradation : "
J'attends, je demande, j'implore"... (V. Hugo)
- l’hyperbole : je suis morte de fatigue !
- la prétérition : je ne vous dis pas le mal que j'ai eu !

B. Les figures d’opposition (effet produit : oppose deux énoncés de sens contraire)
- l’antithèse : « je vis, je meurs »
- l’oxymore : « une pâleur éblouissante », « le soleil noir de la mélancolie »

C. Les figures de substitution (effet produit : remplacent un mot ou une idée par une autre pour ajouter une nuance)
- l’euphémisme (« il s’est endormi pour toujours », pour dire « il est mort »)
- la litote («Ce n’est pas malin » pour dire que c’est vraiment bête)
- la périphrase (le pays du soleil levant = le Japon)
- l’antiphrase (« Ah ! bravo » quand quelqu’un casse quelque chose)

D. Les figures de sens : (effet produit : on attribue à un élément les caractéristiques d’un autre élément pour renforcer le sens, créer une image, une photo mentale.)
- la comparaison (« il est fort comme un lion »)
- la métaphore (c’est un lion ce type !)
- la métonymie (sers-moi un verre)
- la synecdoque( « il faut que je trouve un toit » = une maison )


Les grandes notions d’histoire littéraire

- L’humanisme (XVIème siècle)
- Le baroque (XVI-XVIIème siècle) / La préciosité
- Le classicisme (XVIIème siècle)
- Les Lumières (XVIIIème siècle)
- Le romantisme (fin XVIIIème-début XIXème siècle)
- Le réalisme (1850 – 1890)
- Le naturalisme (1880-1890
- Le symbolisme (1886 – 1910)
- Le surréalisme (1920)
- L’engagement et l’absurde (milieu XXème)
- Le nouveau roman (1950)

  Chaque mouvement se fait une idée différente de la place de l’art dans la société et de son rôle. Il impose des modèles que les artistes suivent ou non. Les dates données sont indicatives, un mouvement ne naît pas le 1er janvier d’une année pour s’éteindre le 31 décembre 10 ans plus tard !


Et la grammaire dans tout ça ?

Les notions de base en grammaire sont indispensables pour analyser un texte ou pour écrire soi-même un texte.
Il faut savoir reconnaître les classes de mots (nature) : verbes, noms, adjectifs, adverbes, pronoms, déterminants, prépositions, conjonctions, interjections.
Il faut connaître les différentes fonctions des mots ou groupes de mots et propositions :
- Sujet : fait ou subit l’action ou l’état exprimé(e) par le verbe
- Complément : complète. Sans lui les phrases perdent la moitié de leur sens.
- Attribut : attribue, donne une qualité supplémentaire.
- Verbe : c’est la base de tout : il est l’action du sujet, l’état dans lequel il se trouve, le sentiment qu’il ressent…
Les adjectifs, les adverbes interviennent beaucoup pour modifier le sens d’une phrase (« c’est un grand homme » ou « c’est un homme grand ? » ; «malheureusement, il est tombé» ou « il est tombé malheureusement » ?)…
Pour les verbes : il faut reconnaître les verbes d’action, de pensée, d’état, de sentiment, de parole… mais aussi les temps verbaux et leurs valeurs (présent d’énonciation/ de vérité générale/ de narration/historique…)
La phrase complexe, avec ses subordonnées et ses compléments circonstanciels qui s’enchaînent et se superposent, traduit une pensée plus complexe que celle exprimée par la phrase simple, souvent descriptive. Comparez « Il tombe » à « il tombe parce que le terrain est glissant du fait des pluies abondantes des derniers jours ».
Le sujet fait ou subit l’action. Comparez : « Julien était battu par son père » et « Son père battait Julien tous les jours » : qui est mis en valeur dans chacune de ces phrases ? Sur qui insiste-t-on ?
Les discours rapportés : le discours direct est plus vivant, dans un roman, que le discours indirect. Mais le discours indirect libre permet au lecteur d’entrer dans la pensée du personnage… Comparez : Gervaise dit : « je ne peux plus te supporter, Lantier » / « Gervaise dit à Lantier qu’elle ne pouvait plus le supporter » / « Gervaise se disait qu’elle ne le supportait plus, Lantier ». Qu’est-ce qui vous paraît le plus vivant ? le plus direct ? Le mieux pour rendre compte des sentiments de Gervaise ? Etc…

Derniers conseils

Ayez le réflexe dans toutes les matières de repérer :
- le verbe de la consigne (tiens, de la grammaire…) : il vous dit exactement ce que vous devez faire ;
- la construction de la consigne : vous dit dans quel ordre vous devez faire les choses. Il faut apprendre les méthodes données par cœur, jusqu’à ce qu’elles deviennent des réflexes…

La méthode générale est la même partout :
1) j’observe
2) je décris
3) J’analyse
4) j’explique
5) je donne mon opinion (si on me la demande)

Les étapes 1 à 4 reposent sur des preuves qui ne sont pas à inventer : elles se trouvent soit dans le document (texte, tableau, graphique…) soit dans votre cours (vos connaissances : formule, théorème, définition).


Document arrangé par mes soins à partir des travaux mis à ma disposition par une très aimable amie et collègue, CM Greiner.