Overblog
Editer la page Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Rienquepourvous.net de  Josiane Bicrel est mis à disposition selon les termes de la licence creativecommons by-nc-sa/4.0

Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes Conditions 

Je donne volontiers les mots de passe mais en contrepartie je demande une contribution aux frais de publication : 1.38€ par mot de passe par PayPal ou carte bancaire avec ce bouton. La Licence indiquée sur le blog est bien entendu à respecter

 

 

 

 

 

QR Code à flasher

Je donne gracieusement les mots de passe des documents protégés mais exclusivement aux collègues qui m’écrivent leur demande en commentaire avec une adresse académique. La Licence indiquée sur le blog est bien entendu à respecter

 

QR Code

 

 

 

 

 

 

 

 

De la phrase non verbale à la phrase verbale et de la phrase simple à la phrase complexe

Une phrase peut être non verbale ou verbale :

1. La phrase non verbale peut-être :

  • Nominale: Très bon, ce gâteau! Sortie de secours.
  • Une interjection: Aïe! Nom d'une pipe!
  • Un mot-phrase: Oui. Non.

2. La phrase verbale comprend au moins un verbe conjugué : Ce discours nous passionne. J'espère que vous le comprenez.

 

 Une phrase verbale peut être simple ou complexe :

 1. La phrase simple ne comprend qu'une seule proposition c'est-à-dire un seul ensemble de mots regroupés autour d'un verbe qui a son sujet propre :

Le brevet                    permet de passer certains concours administratifs.

Sujet de » permet »     verbe   COI             COD  de « passer »

 2. La phrase complexe comprend au moins deux propositions qui peuvent être :

  • Des propositions indépendantes juxtaposées : Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu.
  • Des propositions indépendantes coordonnées : Il est venu et il a vaincu.
  • Au moins une proposition principale et sa proposition subordonnée : Il assure qu'il a vaincu

La proposition est ainsi l'élément constitutif de la phrase, c'est un ensemble de mots regroupés autour d'un verbe qui a son sujet propre. On distingue :

 1.La proposition indépendante : elle ne dépend d'aucune autre proposition et aucune autre proposition ne dépend d'elle c'est pourquoi elle n'a pas de fonction : J'aime lire.

 2. La proposition principale : Elle ne dépend d'aucune autre proposition et n'a donc pas de fonction mais une ou plusieurs propositions subordonnées dépendent d'elle : Je suppose que tu le sais.

 3. La proposition subordonnée : Elle ne peut pas constituer une phrase à elle seule car elle dépend d'une proposition principale dont elle est le sujet, l'attribut, le complément essentiel ou circonstanciel, le complément de nom ou d'adjectif. On peut distinguer des propositions subordonnées introduites par un subordonnant et d'autres sans mot subordonnant :

 a) Les propositions subordonnées introduites par un subordonnant sont:

  •  Des propositions subordonnées relatives: Elles commencent par un pronom relatif (qui que, quoi, dont, où, lequel, duquel, auquel...)et sont le plus souvent complément de l'antécédent ou CC: Les élèves qui ont fin leur travail peuvent sortir. (qui ont fini est complément de l'antécédent élèves). Les élèves, qui ont fini leur travail, sortent. (qui ont fini leur travail est CC de cause du verbe sortir)
  •  Des propositions subordonnées conjonctives: Elles commencent par une conjonction de subordination (comme, quand, si, que, lorsque, parce que, afin que, pour que, dès que...) et peuvent être sujet (Qu'il arrive maintenant me surprendrait), attribut (Mon souhait est que vous réussissiez), complément essentiel (Je crois que vous avez raison) ou complément circonstanciel (Comme il pleut, je ne sortirai pas ce matin. Quand vous aurez fini, vous me préviendrez. Je vous l'ai donné pour que vous l'utilisiez.)
  •  Des propositions subordonnées interrogatives: Elles commencent par un mot interrogatif (pronom, déterminant ou adverbe) et peuvent être sujet (Peu importe qui a fait cela.), attribut (La question est s'il faut partir ou rester), complément du nom ou de l'adjectif («L'incertitude où j'étais s'il fallait lui dire madame ou mademoiselle me fit rougir.» M Proust) ou complément essentiel (Je ne sais pas comment il a fait. Je ne sais pas quel conseil il lui a donné.

 b) Les propositions subordonnées sans mot subordonnant sont:

  •  Des propositions subordonnées infinitives: leur verbe est à l'infinitif mais il a son propre sujet. Les subordonnées infinitives sont toujours compléments essentiels du verbe de la proposition principale: J'ai laissé les élèves finir l'exercice. J'ai entendu quelques-uns chuchoter. J'ai vu le jour se lever.
  •  Des propositions subordonnées participiales: leur verbe est un participe passé ou présent qui a son sujet propre. Les subordonnées participables sont compléments circonstanciels de la proposition principale: Frédéric étant en train de travailler, je n'ai pas voulu l'interrompre. Le travail fini, je peux enfin reprendre ma lecture.