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Publié par J.Bicrel

Dimanche 14/10/2012 à 20:45 sur France 2 sera diffusé le fim Le Parfum, histoire d'un meurtrier, réalisé en 2006 par Tom Tykwer à partir du roman de l'Allemand Patrick Süskind, Le Parfum, roman traduit en 45 langues et vendu à 150 millions d'exemplaires en 20 ans, depuis sa parution en 1985. 

Ce roman fait partie des lectures cursives au choix en seconde 2, à finir pour le 12 novembre: Pierre et Jean de G de Maupassant, Au Bonheur des dames d'E Zola, César Birotteau de Balzac ou Le Parfum de Süskind, et dans trois au moins de ces romans, le parfum, motif de notre année, est présent .

 

Sur Télérama :  

LA CRITIQUE du film LORS DE LA SORTIE EN SALLE DU 04/10/2006

On aime beaucoupVingt ans pour faire passer Le Parfum sur grand écran, c'est une éternité quand on voit à quelle vitesse le cinéma dévore aujourd'hui les succès de librairie (deux ans pour Le diable s'habille en Prada). Apparemment, l'Allemand Patrick Süskind n'était pas pressé d'abandonner son roman aux gens d'image. On le comprend. Il y a beau avoir dans Le Parfum des ingrédients qui semblent faits pour le cinéma (un serial killer, des filles nues, des foules en costume XVIIIe), l'essentiel est ailleurs. Le fameux Jean-Baptiste Grenouille, héros de ce best-seller, est un jeune homme à la fois doté d'un odorat inouï et dépourvu lui-même de toute odeur. Incapable de séduire les femmes (il faut des phéromones pour ça, c'est bien connu), il les tue pour conserver leur senteur, leurs effluves, et les réunir en ce qui deviendra le parfum absolu. Sens, essences et sensations, allez mettre ça en images ! Un compatriote de Süskind s'y est collé, le jeune Tom Tykwer. Il s'est évidemment cassé le nez. Même en aventurant sa caméra jusque dans les narines de Jean-Baptiste Grenouille, il n'atteint littéralement que les sinus. Le mystérieux pouvoir olfactif reste une idée, plaquée, mimée d'une manière parfois presque grotesque. Mais rien n'arrête Tom Tykwer : avec les moyens considérables mis à sa disposition par le producteur de La Chute et Le Nom de la rose, il se convainc qu'il peut tout filmer. Un Paris surgi d'une gravure ancienne, un Midi de la France déployant, entre deux champs de lavande, un folklore de conte. Le Parfum vire au beau livre d'images, un plaisir un peu anodin qui a ses adeptes (le film fait un carton en Allemagne). Il y a heureusement un peu de vie, et de sincérité, dans ce travail d'illustration : les jeunes proies de Grenouille en sont l'indice. Car Tom Tykwer les a choisies en fétichiste : elles ont toutes les cheveux acajou et un teint de porcelaine, comme l'héroïne de son film le plus connu, Cours, Lola, cours (1999). Le cinéaste fend alors son armure de bon professionnel. Ou plutôt, il la fendille. Frédéric Strauss 

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