Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Rienquepourvous.net de  Josiane Bicrel est mis à disposition selon les termes de la licence creativecommons by-nc-sa/4.0

Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes Conditions 

Je donne volontiers l'accès aux séquences en échange d'1 euro 38 pour participer à la gestion du blog. Pour cela, j'ai créé un compte https://www.paypal.com/paypalme/jbicrel et jai aussi une app Paylib pour smarthphone (demandez-moi le numéro)

QR Code à flasher

Je donne gracieusement les mots de passe des documents protégés mais exclusivement aux collègues qui m’écrivent leur demande en commentaire avec une adresse académique. La Licence indiquée sur le blog est bien entendu à respecter

 

QR Code

 

 

 

 

 

 

 

Publié par J.Bicrel

Puisque désormais vous avez tous fait ce contrôle, voici un quizz en ligne que j'ai réalisé en vue des corrections individualisées :

 

   
img fond accueil
Ce questionnaire a été conçu pour fonctionner avec Explorer 6.0 (ou ultérieur) et FireFox 1.0 (ou ultérieur) sur Window et avec Safari 2.0 (ou ultérieur) sur Mac OS X.  
 
   
   

fabliau anonyme

questionnaire interactif créé par J Bicrel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mures-copie-1.jpg

 

Cliquez ici pour commencer le quizz : pour démarrer, cliquez le titre

le curé qui mangea des mûres 
Un curé voulait aller au marché. Il fait seller sa mule et hop ! le voilà parti. On était en septembre, il faisait beau, la tiédeur de l'air était toute parfumée, et le curé sur sa mule lisait doucement son bréviaire¹ en regardant sa belle campagne... Peu à peu, tout de même, il s'approchait du bourg, lorsqu'il vit, débouchant sur la route, un chemin creux joli, joli, avec par-delà le fossé un buisson couvert de grosses mûres noires. " Sainte Vierge, dit le curé, jamais je n'ai vu d'aussi belles mûres ! "
Il entre dans le chemin, il regarde la profondeur du fossé, hésite un peu, mais il se décide : il y engage sa mule avec prudence et l'arrête juste devant le buisson. Il cueille, il cueille tendrement, et il se recueille pour mieux savourer. Les mûres fondent dans sa bouche, elles sont exquises. Qu'importe s'il doit se piquer un peu la main et les poignets ! Il ne faut pas laisser perdre les dons de Dieu.
Cependant les mûres les plus belles sont aussi les plus hautes. Elles sont toutes fraîches, toutes brillantes dans le soleil. Pour les cueillir, le curé, maintenant, monte tout debout sur la mule ; il s'assure bien, et il se régale à loisir. La mule est sage comme une image, elle ne bouge pas d'un pouce.
Sa gourmandise un peu calmée, le curé la regarde, tout attendri. Il admire qu'elle ait pu rester si longtemps pareillement tranquille : " La bonne bête ! Si jamais quelqu'un criait "Hue²", je ferais une belle culbute. "
Le malheureux ! Il avait pensé tout haut, il avait dit Hue ! La mule détale, le curé tombe. Sa cheville s'est enflée d'un coup, le fossé est boueux, il n'arrive pas à se dépêtrer dans sa soutane³, il glisse, il souffre, impossible de se tenir debout, il retombe. La mule le regarde, elle revient sur la route, elle a envie de manger elle aussi, elle se met au petit trot pour regagner son presbytère4.
Quand ils la voient rentrer, toute seule, les domestiques s'inquiètent : " Notre curé a eu un malheur, disent-ils, il est peut-être mort. Faut aller voir. " Ils partent aussi vite qu'ils peuvent et passent près du chemin creux. Le curé les entend, il crie :
" Ho! Ho! Je suis là ! Je suis dans le fossé. J'ai des épines partout, aidez-moi !
- Mais qu'est-ce que vous faites là-dedans, monsieur le curé ? Agrippez-vous, allez-y... Comment donc êtes-vous tombé là ? Ce n'est pas sur la route.
- Ah ! mes amis, c'est le péché, le péché. J'avais beau lire mon bréviaire, les mûres m'ont induit en tentation5. Je suis monté sur la selle ! Ramenez-moi tout de suite, je vous en prie. Je suis moulu. " Mais le curé était sain et sauf, et il put rentrer chez lui.
Il ne faut jamais penser tout haut, Messeigneurs.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article