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Publié par jbicrel

Pour remporter cette fois trois points jokers, il faudra être le premier à trouver :

trois extraits de textes littéraires illustrant chacun une scène de repas, en mentionnant bien sûr le nom de l'auteur et le titre du livre,

trois œuvres de peintres illustrant elles aussi un scène de repas, en mentionnant bien sûr le nom du peintre et celui du tableau,

et enfin le nom du procédé d'écriture illustré dans ces trois citations :

"J'ai l'estomac fragile et horreur du graillon." (Jules Romain)

"A défaut de sonnette, ils tirent la langue !" (Paul Valéry)

"Vêtu de probité candide et de lin blanc" (Victor Hugo)

Vacances terminées, énigme résolue.

Anne-Lise haut la main remporte les trois points jokers mais Clémence (qui devra me dire son nom et sa classe ! ), Justine, Pauline, Mathilde, Loana et Valentine ont fait du bon travail elles-aussi et je compte bien l'utiliser alors elles méritent bien un point chacune.

[Récréation]L'énigme de la 23e semaine !

 

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clémence berthelot 03/11/2014 18:50

bonjour
je suis en 4d - clémence berthelot

DUBOIS VALENTINE 25/10/2014 19:57

1) Trois extraits de textes littéraires illustrant chacun une scène de repas, en mentionnant bien sûr le nom de l'auteur et le titre du livre,


a) Albert Camus, Caligula, acte II, scène 5

« Il mange, les autres aussi. Il devient évident que Caligula se tient mal à table. Rien ne le force à jeter ses noyaux d'olives dans l'assiette de ses voisins immédiats, à cracher ses déchets de viande sur le plat, comme à se curer les dents avec les ongles et à se gratter la tête frénétiquement. C'est pourtant autant d'exploits que, pendant le repas, il exécutera avec simplicité. Mais il s'arrête brusquement de manger et fixe avec insistance Lepidus l'un des convives. »

b) L’Assommoir, Emile Zola Chapitre 7 : Le festin de Gervaise
« Par exemple, il y eut là un fameux coup de fourchette : c’est-à-dire que personne de la société ne se souvenait de s’être jamais collé une pareille indigestion sur la conscience. Gervaise, énorme, tassée sur les coudes, mangeait de gros morceaux de blanc, ne parlant pas, de peur de perdre une bouchée ; et elle était seulement un peu honteuse devant Goujet, ennuyée de se montrer ainsi, gloutonne comme une chatte. Goujet, d’ailleurs, s’emplissait trop lui-même, à la voir toute rose de nourriture. Puis, dans sa gourmandise, elle restait si gentille et si bonne ! Elle ne parlait pas, mais elle se dérangeait à chaque instant, pour soigner le père Bru et lui passer quelque chose de délicat sur son assiette. C’était même touchant de regarder cette gourmande s’enlever un bout d’aile de la bouche, pour le donner au vieux, qui ne semblait pas connaisseur et qui avalait tout, la tête basse, abêti de tant bâfrer, lui dont le gésier avait perdu le goût du pain. Les Lorilleux passaient leur rage sur le rôti ; ils en prenaient pour trois jours, ils auraient englouti le plat, la table et la boutique, afin de ruiner la Banban du coup. Toutes les dames avaient voulu de la carcasse ; la carcasse, c’est le morceau des dames. Madame Lerat, madame Boche, madame Putois grattaient des os, tandis que maman Coupeau, qui adorait le cou, en arrachait la viande avec ses deux dernières dents. Virginie, elle, aimait la peau, quand elle était rissolée, et chaque convive lui passait sa peau, par galanterie ; si bien que Poisson jetait à sa femme des regards sévères, en lui ordonnant de s’arrêter, parce qu’elle en avait assez comme ça : une fois déjà, pour avoir trop mangé d’oie rôtie, elle était restée quinze jours au lit, le ventre enflé. Mais Coupeau se fâcha et servit un haut de cuisse à Virginie, criant que, tonnerre de Dieu ! Si elle ne le décrottait pas, elle n’était pas une femme. Est-ce que l’oie avait jamais fait du mal à quelqu’un ? Au contraire, l’oie guérissait les maladies de rate. On croquait ça sans pain, comme un dessert. Lui, en aurait bouffé toute la nuit, sans être incommodé ; et, pour crâner, il s’enfonçait un pilon entier dans la bouche. Cependant, Clémence achevait son croupion, le suçait avec un gloussement des lèvres, en se tordant de rire sur sa chaise, à cause de Boche qui lui disait tout bas des indécences. Ah ! Nom de dieu ! Oui, on s’en flanqua une bosse ! Quand on y est, on y est, n’est-ce pas ? et si l’on ne se paie qu’un gueuleton par-ci par-là, on serait joliment godiche de ne pas s’en fourrer jusqu’aux oreilles. Vrai, on voyait les bedons se gonfler à mesure. Les dames étaient grosses. Ils pétaient dans leur peau, les sacrés goinfres ! La bouche ouverte, le menton barbouillé de graisse, ils avaient des faces pareilles à des derrières, et si rouges, qu’on aurait dit des derrières de gens riches, crevant de prospérité. »

c) Les Maîtres sonneurs, George Sand , Repas dans les bois
« Cependant, comptant sur l'arrivée de la mère à Joseph, ou sur celle du père Brulet, Thérence avait souhaité leur donner leurs aises, et, dès la veille, s'était approvisionnée à Mesples. Elle venait d'allumer le feu sur la clairière et avait convié ses voisines à l'aider. C'étaient deux femmes de bûcheux, une vieille et une laide. Il n'y en avait pas plus dans la forêt, ces gens n'ayant ni la coutume ni le moyen de se faire suivre aux bois, de leurs familles.
Les loges voisines, au nombre de six, renfermaient une douzaine d'hommes, qui commençaient à se rassembler sur un tas de fagots pour souper en compagnie les uns des autres, de leur pauvre morceau de lard et de leur pain de seigle ; mais le grand bûcheux, allant à eux, devant que de rentrer chez lui poser ses outils et son tablier, leur dit avec son air de brave homme :
- Mes frères, j'ai aujourd'hui compagnie d'étrangers que je ne veux point faire pâtir de nos coutumes ; mais il ne sera pas dit qu'on mangera le rôti et boira le vin de Sancerre à la loge du grand bûcheux sans que tous ses amis y aient part. Venez, je veux vous mettre en bonne connaissance avec mes hôtes, et ceux de vous qui me refuseront me feront de la peine.
[...] On apporta de la viande grillée, des champignons jaunes très beaux, dont je ne pus me décider à goûter, encore que je visse tout ce beau monde en manger sans crainte ; des oeufs fricassés avec diverses sortes d'herbes fortes, des galetons de pain noir, et des fromages de Chambérat, renommés en tout le pays. Tous les assistants firent bombance, mais d'une manière bien différente de la nôtre. Au lieu de prendre leur temps et de ruminer chaque morceau, ils avalaient quatre à quatre comme gens affamés, ce qui, chez nous, n'eût point paru convenable, et ils n'attendirent point d'être repus pour chanter et danser au beau milieu du festin.
Ces gens, d'un sang moins rassis que le nôtre, semblaient ne pouvoir tenir en place. ils ne patientaient point le temps qu'on leur fît offre de quelque plat. ils apportaient leur pain pour recevoir le fricot dessus, refusaient les assiettes, et retournaient se percher ou se coucher ; d'aucuns aussi mangeaient debout, d'autres en causant et gesticulant, chacun racontant son histoire, ou disant sa chansonnette. C'étaient comme abeilles bourdonnant autour de la ruche ; j'en étais étourdi et ne me sentais pas festiner.
Malgré que le vin fût bon et que le grand bûcheux ne l'épargnât point, personne n'en prit plus qu'il ne fallait, chacun étant à sa tâche et ne voulant point se mettre à bas pour le travail du lendemain. Aussi la fête dura peu ; et, bien qu'au milieu elle parût vouloir être folle, elle finit de bonne heure et tranquillement. [...] »
Les Maîtres sonneurs, 1853.


2) Trois œuvres de peintres illustrant elles aussi un scène de repas, en mentionnant bien sûr le nom du peintre et celui du tableau,

a) La cène de Léonard de Vinci

b) Le Repas des paysans de Louis le Nain ,

c) Le déjeuner des Canotiers par Auguste Renoir,




3) Le nom du procédé d'écriture illustré dans ces trois citations est :
- le zeugme (zeugma en latin)

jbicrel 02/11/2014 10:32

C'est parfait. Bravo ! Merci de ton travail de recherches Il nous servira bientôt.

Rifflard Loana 20/10/2014 21:17

Bonsoir Mme Bicrel ,

l'énigme des vacances de la Toussaint vous a été envoyée via la messagerie de l'ENT de Jean 23.

Bonne vacances :)

jbicrel 02/11/2014 10:28

C'est parfait Loana. Merci pour ce travail reçu en document joint et dont je mets ici le lien.
http://ahp.li/b14b964f92b96666d160.pdf
Bientôt il nous servira.

MORVAN Anne-lise 19/10/2014 18:17

Voici les trois extraits de textes littéraires illustrant chacun une scène de repas:

1-L'assommoir, Émile Zola.
-Extrait :" Alors, les mâchoires reposées, un nouveau trou dans l’estomac, on recommença à dîner, on tomba sur l’oie furieusement. Rien qu’à attendre et à regarder découper la bête, disait ce farceur de Boche, ça lui avait fait descendre la blanquette et l’épinée dans les mollets."

2-L' Œuvre , Émile Zola .
-Extrait:"La raie fut servie et l'on fit apporter la bouteille de vinaigre sur la table, pour corser le beurre noir qui paraissait fade. On mangeait dur, les morceaux de pain disparaissaient. d'ailleurs, aucun raffinement, du vin au litre, que les convives mouillaient beaucoup, par discrétion, pour ne pas pousser à la dépense. On venait de saluer le gigot d'un hourra ..."

3-Madame Bovary, Gustave Flaubert.
-Extrait: "C'était sous le hangar de la charretterie que la table était dressée. Il y a avait dessus quatre aloyaux, six fricassées de poulets, du veau à la casserole, trois gigots et, au milieu, un joli cochon de lait, rôti, flanqué de quatre andouilles l'oseille. Aux angles, se dressait l'eau-de-vie, dans des carafes. Le cidre doux en bouteilles poussait sa mousse épaisse autour des bouchons et tous les verres, d'avance, avaient été remplis de vin jusqu'au bord."

Voici les trois œuvres de peintres illustrant elles aussi un scène de repas:

1-La Cène, Léonard De Vinci.
2-Le repas de noces, Bruegel l'Ancien.
3-Le Repas d'Esther et d'Assuérus, Jean-François de Troy.

Le nom du procédé d'écriture illustré dans les trois citations est Le Zeugme.

jbicrel 02/11/2014 10:17

Tout est parfait ! Merci de tes recherches, elles nous serviront bientôt.

Mathilde Rouinvy 18/10/2014 16:24

1. "[...] les invitent à se mettre à la table de l'hôte. On servit quatre potages garnit chacun de deux perroquets, un contour bouilli qui pesait deux cents livres, deux singes rôtis d'un gout excellent, trois cents colibris dans un plat, et six cents oiseaux-mouches dans un autre; des ragoûts exquis, des pâtisseries délicieuses; le tout dans des plats d'une espèce de cristal de roche. Les garçons et les filles de l'hôtellerie versaient plusieurs liqueurs faites de canne de sucre."
Candide, Voltaire
2. "Colin choisit une nappe bleu clair assortie au tapis. Il disposa, au centre de la table, un surtout formé d'un bocal de formol à l'intérieur duquel deux embryons de poulet semblait mimer le Spectre de la Rose [...] Puis il prit, pour chacun, deux assiettes de porcelaine blanche croisillonnée d'or transparent, un couver d'acier inoxydable aux manches ajourés dans chacun desquels une coccinelle empaillée, isolée entre deux plaque de plexiglas, portait bonheur [...]"
L'écume des jours, Boris Vian
3. "Il s'agitait d'un coin à un autre, du four de la cuisine, des filets de pêche à la table, sans relâche, pour que chacun soit servi et ne manque de rien. [...] Raffaele et Giuseppina apportèrent sur la table une dizaine de mets. Il y avait des moules grosses comme le pouce, farcies avec un mélange à base d'oeufs, de mie de pain et de fromage. Des anchois marinés dont la chair était ferme et fondait sous la langue. Des pointes de poulpes. Une salade de tomate et de chicorée. Quelques fines tranches d'aubergine grillées. Des anchois frits. On se passait les plats d'un bout à l'autre de la table. Chacun piochait avec le bonheur de n'avoir pas à choisir et de pouvoir manger de tout.[...]"
Le soleil des Scortas, Laurent Gaudé
Oeuvres de peintres : - Le dernier repas, Juan de Juanes
- Repas de cérémonie, Gottfried von Wedig
- Le repas d’Emmaüs, Trophime Bigot
Les 3 procédés d'écriture sont le zeugma.

jbicrel 02/11/2014 10:15

Tout est parfait, sauf les vilaines coquilles dans la reproduction des extraits. Dommage. Merci de tes recherches, elles nous serviront bientôt.

Henry Pauline 18/10/2014 14:02

Textes littéraires:
-"On posait devant eux l'assiette creuse pleine de pain molli dans l'eau où avaient cuit les pommes de terre, un demi-chou et trois oignons ; et toute la lignée mangeait jusqu'à plus faim." de Guy de MAUPASSANT, Aux champs.
-"Elle envoya chercher un de ces gâteaux courts et dodus appelés Petites Madeleines qui semblent avoir été moulés dans la valve rainurée d'une coquille de Saint-Jaques."de Marcel Proust, A la recherche du Temps perdu.
-"Et on restait trois heures à table en racontant des coups de fusil."de Guy de MAUPASSANT, la bécasse.

Oeuvres de peintres:
-La Cène de Léonard de Vinci.
-Le repas de noces de Pieter Brueghel l'Ancien.
-Le déjeuner des paysans de Diego VELASQUEZ.

ROUAULT Justine 18/10/2014 09:55

Histoire:
1- Une partie de campagne de Guy de Maupassant
2- Aux champs de Guy de Maupassant
3- Le repas des frères paysans Le Nain de Cornette Joël

Œuvres:
1- La cène de Léonard de Vinci
2- Le déjeuner d'huitres de De Troy
3- Un repas de noces à Yport de Fourie Albert Auguste

Procédés utilisés :
Le procédé utilisé est zeugma.

jbicrel 02/11/2014 10:08

Tout est parfait, sauf que tu ne donnes pas les extraits des œuvres littéraires que tu mentionnes. Dommage. Merci tout de même de tes recherches, elles nous serviront bientôt.

clémence 17/10/2014 20:23

trois oeuvres de peintres: le repas chez simon:Hervé Lewandouski/ le déjeuner des canotiers: Auguste LeNoir / la cène de Léonard De Vinci.

Trois oeuvres littéraires: L'étranger d'Albert Camus(Lesoir, alorsqu'il rentre chez lui, un de ses voisin Raymond l'invite à dîner..)
Vipère au poing : de Hervé Bazin (Au cours des repas, elle n'hésite pas à piquer violemment un de ses fils avec la fourchette.....)
Au champs de Guy de Maupassant (Les enfants étaient assis, par rang d'age,devant la table en bois, vernie par cinquante ans d'usage).

le nom du procédé d'écriture illustré dans ces trois citations : La métaphore

jbicrel 02/11/2014 10:07

Tout est parfait, sauf le nom du procédé littéraire. Dommage. Merci tout de même de tes recherches, elles nous serviront bientôt.