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Publié par jbicrel

Avis de recherche

 

Attention ! la question ne concerne pas les images d'illustration mais elle concerne le personnage présenté dans la fiche écrite ci-dessous !

Voici la fiche signalétique d'un illustre personnage de la littérature. Il s'agit bien sûr de Zazie l'héroïne de Zazie dans le métro de Raymond Queneau.

Nationalité : française

époque : XXe siècle

âge : entre 10 et 13 ans

domiciles : Saint-Montron et pendant quelques jours, Paris

famille : père décédé d'un coup de hache assené par sa mère, Jeanne, un oncle et une tante à Paris

relations : Charles, Turandot, Gridoux, Mado Ptits-Pieds, la veuve Mouaque

signe particulier : ne sait pas dire un mot sans ajouter "mon cul" après

Loana est la premiére à avoir trouvé e nom de ce personnage et celui de son auteur ; elle gagne la sucette de la 20e semaine.Attention cependant ! il s'agit de répondre aux énigmes sans ajouter toute une série d'autres informations !

 

[récréation] L'énigme de la 20 e semaine

Commenter cet article

J Bicrel 12/05/2014 20:18

Attention ! la question ne concerne pas les images d'illustration mais elle concerne le personnage présenté dans la fiche écrite !

Raphaëlle LE CORVAISIER 12/05/2014 17:26

Je ne connais pas le nom de l'auteur, mais on peut toujours dire que ce personnage est Charlie Chaplin

LOANA RIFFLARD 11/05/2014 16:22

sherlock holmes

le roman ZAZIE DANS LE METRO de Raymond Quenaud est publié en 1959 chez Gallimard

Louis Malle cinéaste producteur en 1960 l'adapte au cinéma.


[1] Cf. James Joyce, Finnegans Wake.


[2] Signe de cette pulsion épistémophile de cette période, les enfants dévorent les livres de la Bibliothèque rose ou de la Bibliothèque verte, dans lesquels le scénario repose exclusivement sur une enquête policière menée par des enfants pré-adolescents : Club des 5, Clan des 7, etc.


[3] Nous aurons l’occasion d’y revenir en conclusion lors de l’analyse du rêve de Zazie.


[4] On verra une excellente illustration de cette thèse dans l’excellent film d’Herbert Ross : Sherlock Holmes attaque l’Orient-Express (sorti en 1976).

A LIRE MON PRECEDENT COMMENTENTAIRE

Loana rifflard 11/05/2014 16:07

Bonjour,

J'ai oublié dans mon précédent mail que le personnage avec la loupe est sherlock holmes.

Loana RIFFLARD 10/05/2014 18:15

Bonjour Madame BICREL,

Je pense vous donnez une bonne réponse.

J'ai fait ma valise pour partir en Allemagne avec ma classe Mr REZEAU.
J'espère pouvoir récupérer mon cours de latin en revenant. Merci.



Le personnage est ZAZIE DANS LE METRO SON AUTEUR RAYMOND QUENAUD roman publié chez GALLIMARD en 1959.

En 1960 le film est produit par LOUIS MALLE "Le texte ne gâche pas l'image" tout l'esprit de QUESNEAU y est. Parmi les fans nul n'a été plus ému. une projection spéciale a eu lieu pour quelques familiers dont CHARLI CHAPLIN au REX CE FILMLE FAIT PLEURER.

UN ENAFANT COMMENCE SA VIE AVEC UN CAPITAL DE PURETE ET DE VERITE QU'IL A PRESQUE ENTIEREMENT PERDU QUAND IL ATTEINT L'AGE D'HOMME. Le monde s'en est chargé.
Voilà comment a vécu cette histoire CHARLI CHAPLIN.

C'est très beau à lire .....

Zazie est le personnage éponyme du roman. Elle est considérée comme une antithèse de la petite fille modèle. Du haut de ses neuf ans, elle incarne l'insolence, la surprise et la précocité. Queneau interroge son identité de petite fille en jouant sur l’âge et la sexualité de Zazie. Au chapitre V, elle fugue comme une adolescente, mais réagit avec maturité, comme lorsqu'elle fait passer Turandot pour un satyre. Zazie est dotée d’un véritable esprit critique. Elle est lucide et réfléchie, et le démontre par sa capacité à manipuler et renverser les situations. Zazie est aussi un garçon manqué. Elle exhibe des signes de virilité en voulant des bloudjinnzes, jeans qui à l’époque paraissent encore très masculin. Mais elle l'est aussi parce qu’elle adopte fréquemment un comportement agressif envers les personnages masculins du roman. Queneau dote son héroïne de traits de langage singuliers: elle s'exprime dans une langue neuve et originale, au style très familier mais est pourvue d'un sens averti de la répartie.

Gabriel a environ 32 ans, il est l’oncle de Zazie. Il est présenté comme un colosse. C’est le seul personnage à être décrit physiquement. Il se revendique comme un artiste. Parfois, on doute sur l’identité sexuelle de Gabriel. Il devient Gabriella le soir, quand il danse. L'auteur le dote de nombreuses caractéristiques associées de manière traditionnelle aux personnages féminins: il « rougit », a « la peau douce », se produit « en tutu ». On le qualifie d’hormosessuel car il évolue dans le même flou et la même indécision que ce terme. Il apparait parfois comme le double inversé de Zazie, comme la véritable petite fille du roman, il parle avec calme, veut toujours boire de la grenadine. On peut voir dans une telle ambiguïté sexuelle une référence à l'indétermination du sexe des anges, Gabriel, dont le nom signifie « la force de Dieu » serait alors une figure de l'archange.

Jeanne Lalochère est la mère de Zazie. Tout en apparaissant comme un personnage secondaire elle est celle qui déclenche qui la narration. En effet c'est elle qui emmène Zazie à la gare et la laisse à son oncle Gabriel, pendant qu'elle va rencontrer son amant. Elle est un des rares personnages du roman qui possède un nom et un prénom, et plusieurs hypothèses sont émises sur les choix de l'auteur. Jeanne, correspondrait à Jean, les gens ce qui veut dire tout le monde. On a pu voir également dans le choix de ce prénom un lien avec la biographie de l'auteur, puisque Jeanne est le prénom de la femme qui a élevé Queneau, elle renverrait aussi à Jeanne d'Arc, personnage qu'il aurait apprécié.
##Le « type »/ Pédro-Surplus/Trouscaillon/Bertin Poirée/Aroun Arachide est un personnage qui a plusieurs facettes. Il est vu successivement comme un satyre, un agent de police, un inspecteur puis comme « un prince de ce monde et de plusieurs territoires ». Il est perçu comme étant un acteur qui joue plusieurs personnages sans jamais dévoiler ce qu'il est réellement, comme lors de l'accusation de Zazie pour vol, lors de laquelle il ment et gagne à sa cause l'opinion des passants. S'il martèle ainsi une identité changeante, il évoque parfois l'incertitude de sa définition, en disant notamment: « c'est moi que j'ai perdu ».

Fédor Balanovitch est le guide du bus. Il est le seul personnage qui arrive faire taire Zazie: « Zazie la boucla» au chapitre II. Son nom signifie le fils du chêne. Fédor est le seul personnage qui n'émet aucun jugement sur la sexualité de Gabriel.

Gridoux est le cordonnier. Dans une scène du film de Louis Malle, le personnage est successivement blanc, puis très brièvement noir. Le mélange des 2 couleurs donne du gris, ce qui peut évoquer son nom. Il est souvent décrit comme un personnage observateur depuis sa boutique.

Mado P'tits Pieds est une serveuse de bar parisienne. C’est une femme moderne car elle travaille. Certains y voient une référence à Berthe aux Grands Pieds ainsi qu'à Marie-Madeleine dans la Bible. C’est une femme charnelle qui va se marier avec Charles, et cesse d'être appelée Mado P'tits Pieds pour devenir finalement Madeleine.

Charles est un ami de Gabriel, il a environ 45 ans. C'est un chauffeur de taxi, le « taximane ». Il est célibataire et recherche l’âme sœur sur des petites annonces. Il passe son temps à attendre les passants « Charles attend », cette désignation le fait apparaître comme un charlatan. Ce n’est pourtant pas un personnage très romantique, on le remarque lors de sa demande en mariage à Mado Ptits Pieds.

Turandot et Laverdure : Laverdure est le perroquet de Turandot, gérant du bar la Cave. il prête son appartement au dessus du bar à Gabriel. Son perroquet est caractérisé par sa formule récurrente: « tu causes, tu causes, c’est tout ce que tu sais faire ».
##Marceline ( Marcel) : Femme de Gabriel au début du récit, et qui peut-être à la fin du roman deviendrait Marcel.


Séduire son équipe, séduire ses acteurs : sur Zazie, Louis l'a fait sans aucun doute. Mais le public, qui avait réservé un accueil chaleureux au livre de Raymond Queneau, reste froid et ne suit pas : 850 000 spectateurs, c'est moins que la moitié de la fréquentation pour Ascenseur pour l'échafaud.
Ce semi-échec a pour première cause un malentendu. On parle beaucoup de ce film dont la vedette est une gamine vraiment épatante, et le jeudi, jour de congé des écoles, les parents se précipitent, avec leurs enfants, et sortent furieux de ce guet-apens ! Le bouche à oreille devient négatif. La presse est tempérée dans sa critique. Elle salue le plus souvent la difficulté et l'ambition de l'entreprise, l'originalité et le bien-fondé des solutions imaginées, mais fournit aussi des pistes d'explication du rejet : la surabondance d'effets qui se télescopent, la convulsion d'une farce qui, au lieu de faire rire, fait peur.


Revoir aujourd'hui paisiblement Zazie dans le Métro conduit au même jugement contradictoire. Le film recèle en effet un extraordinaire catalogue de toutes les jongleries auxquelles peut se prêter le langage cinématographique. Les images, le son, le montage, les décors, les couleurs, les comédiens, le temps, l'espace, les paroles, la musique : toutes les composantes de la création cinématographique sont ici malaxées, triturées, démontées, utilisées à rebours, dans une recherche permanente du contresens ou du non-sens. Comme dirait Queneau : « On lrekoné pudutou lsinema, amesa, pudutou. » Mais cette extravagante richesse, c'est au ralenti et à la loupe qu'on la détecte et qu'on en jouit. À vitesse normale, le montage rapide du film dépasse la capacité de perception et de décodage. Installé au coeur d'un feu d'artifice dont toutes les fusées partent en même temps, on jouit moins de ce qu'on perçoit qu'on ne souffre du déficit de ce qu'on manque.






Au passage, on vérifie à quel point la mécanique du rire est exigeante. Le scénario veillait à une construction méthodique et minutieuse de chaque gag, mais au tournage parfois, au montage souvent, Louis a accéléré le mouvement en supprimant quelques minuscules vis de cette construction. Et la machine se bloque, ou se disloque. Zazie fonctionne comme un laboratoire qui révèle les limites de la perception du spectateur devant un écran. Par exemple, dans la figure dite champ/contre-champ, normalement, l'image présente deux personnes, face à face, de chaque côté d'une table. Ensuite, on voit de plus près l'un des personnages de face, et le mur qui est derrière lui, avec une reproduction de Picasso accrochée au mur. Puis l'autre personnage vu de face, avec derrière lui un espace vide — puis une vaste bibliothèque. Si on recommence la même opération, on trouve à chaque fois le même décor derrière le même personnage. Mais dans Zazie, Louis Malle change les règles, il change le décor propre à chaque personnage, il change le costume du personnage, ou, dans la même scène, substitue un des personnages à un autre. Il était enchanté de cette variété des effets supposés déclencher le rire. À la projection : catastrophe... le plus souvent le spectateur ne remarque aucune de ces anomalies qui nécessitent un temps d'observation pour être notées. Louis Malle sera tellement choqué par cette découverte que, dans la plupart de ses films, il veillera à introduire un grossier faux raccord... et vérifiera que jamais personne ne lui en fera la remarque.

Le film se veut fidèle au livre, sur le plan de la mise en cause des formes, et aussi dans sa vision critique d'une société en perte d'identité et de sens des valeurs, plongée dans l'hypocrisie et le faux-semblant. Mais le scénario empoigne ce thème avec une telle énergie, une telle rage, qu'il pousse la pochade satirique jusqu'à la guerre totale qui, aux dernières images, détruit le décor et le film lui-même. On peut légitimer une telle rage. Mais son surgissement inopiné dans une fable rigolarde aurait mérité d'être mieux préparé.

Dans sa grande liberté de cinéaste-producteur, Louis Malle a poussé les jeux verbaux de Queneau à l'extrême de leurs conséquences cinématographiques. Au lieu de la comédie déjantée qu'on attendait, il a réalisé un film expérimental qui déroute légitimement, mais aussi séduit et enchante une petite minorité de supporters pour qui Zazie devient un film culte. Un cinéma, place Denfert-Rochereau, le Denfert, mettra le film à l'affiche au moins un jour par semaine pendant plus de vingt ans. Ce club des supporters compte quelques affiliés de poids. À commencer par Raymond Queneau, qui, familier du cinéma auquel il a collaboré à différentes reprises, n'a voulu se mêler en rien de l'adaptation de son livre et qui, à la première projection du film inachevé et sans musique, écrit au cinéaste : « J'ai été enchanté par votre film. enchanté de reconnaître, enchanté de découvrir. Vous êtes personnel et original et, pourtant, le roman est bien là (j'en viens à craindre que le texte ne gâche l'image...). » À ses amis, il déclare : « Je crois que c'est réussi... C'est parfois sensationnel. Grosse influence du dessin animé américain. Je ne vois aucun film comparable. » L'ami Ionesco s'inscrit vite parmi les fidèles. Il constate : « Tout l'esprit de Queneau y est, cette agitation, cette poursuite, le bruit et la fureur faulknérienne du monde, mais avec l'intelligence de l'ironie suprême... » Belle occasion de rappeler que les jeux de Queneau sur le langage rejoignent, à leur manière, la grande mise en cause du langage entreprise par le théâtre de l'absurde. Pour Louis Malle, son Zazie, c'est l'explosion du cocktail Molotov qu'il commençait de concocter à l'IDHEC, au temps de Crazéologie. Le fan le plus enthousiaste est aussi le plus inattendu, François Truffaut, écrit à Louis Malle : « Zazie m'a sidéré, c'est un film follement ambitieux et d'un courage immense. J'aurais voulu rire davantage et plus souvent, mais j'étais souvent ému par le tripatouillage de la pellicule, par les gros plans sur fonds mobiles, etc. J'ai rarement souhaité le succès pour un film d'un autre comme cette fois, car Zazie dit — à qui sait lire entre les images — Mon Oncle, "mon cul" ; Ballon Rouge, "mon cul" ; Affreux négro, "mon cul", etc. » C'est vrai qu'ici comme souvent ailleurs Louis Malle tirait à boulets rouges contre les conventions. Truffaut l'a bien vu mais ne lui en donnera jamais acte publiquement.

Parmi les fans de Zazie, nul n'a été plus ému, nul n'a plus bouleversé Louis que Charlie Chaplin. Une projection spéciale a été organisée pour lui et quelques familiers, au cinéma Rex à Vevey (1). Après quoi, Chaplin invite Louis à déjeuner et l'accueille en lui disant : « Vous m'avez fait pleurer.
C'est un merveilleux film. C'est exactement ce qu'il faut faire, prendre le biais du comique pour dénoncer notre monde qui court à la catastrophe. — Vous ne trouvez pas la fin trop pessimiste ? — Ne coupez rien, absolument rien, un film qui a pour héros un enfant ne peut pas être pessimiste car, de toute façon, l'enfance, c'est l'espoir. »