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Publié par jbicrel

Le 14 février, il fallait bien une énigme de circonstance ! Justine a trouvé la première  l'histoire enroulée autour de ce cœur et elle a su nommer son auteur. Elle est donc la gagnante de la 8e sucette de 2014 !

Morgane, IO, Mélanie, Loana, ont trouvé la réponse également mais juste après. Bravo à elles aussi !

 

[récréation] L'énigme de la 8e semaine

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Loana rifflard 22/02/2014 13:13

Je ne vois pas le commentaire de Justine. Merci

J.Bicrel 22/02/2014 14:57

Voilà c'est corrigé : j'avais paramétré pour n'afficher que les 5 derniers commentaires, désormais j'ai paramétré pour afficher jusque ... 40 derniers commentaires !

Loana rifflard 22/02/2014 13:10

En fait LO c'était loana j'ai tapé trop vite et c'est partie

loana rifflard 15/02/2014 15:28

POEME de ARTHUR RIMBAUD en prose : AUBE

"Aube"
J'ai embrassé l'aube d'été.
Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte. Les camps d'ombres ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.
La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.
Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse.
Alors je levai un à un les voiles. Dans l'allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l'ai dénoncée au coq. A la grand'ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.
En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée avec ses voiles amassés, et j'ai senti un peu son immense corps. L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois.
Au réveil il était midi.

Biographie sommaire

- Sa mère est paysanne et son père militaire, qui les abandonnera.
- Il est remarqué à l'école, un de ses professeurs de quatrième dire de lui : "Il finira mal. En tout cas, rien de banal ne germera dans sa tête : ce sera le génie du bien ou du mal."
- Le Dormeur du val, écrit à 16ans, est un exemple de sa précocité poétique.
- Rimbaud essaye d'aller à Paris lors des évènements de 1870-71 (la défaite contre l'Allemagne, la Commune de Paris) au lieu de se présenter aux épreuves du baccalauréat.
- Fait la connaissance de Paul Verlaine en 1871, en emportant avec lui son plus célèbre poème, "Le Bateau ivre"
- Rimbaud se révèle méprisant face aux gens de lettres qui l'avaient accueilli, et reste seul avec lui Verlaine. Il réussira même à lui faire quitter sa famille et aura des relations étranges avec celui-ci, jusqu'à ce que Verlaine, lors d'une de leurs- fréquentes- disputes, lui tire un coup de pistolet dessus (juillet 1873)
- En atteignant l'âge adulte, à vingt ans, il abandonne la poésie et devient "l'homme aux semelles de vent", comme le surnommera Verlaine. Il exercera alors différents métiers en Orient (mercenaire, contremaître, négociant.) et rentrera mourir en France, ayant une blessure à la jambe.- Il s'est définit comme un voyant, il voulait redéfinir la poésie. Ceci est visible dans la "Lettre du voyant" adressée à Paul Démeny : "Je est un autre. Je travaille à me rendre voyant. Je dis qu'il faut être voyant, se faire voyant."

II. Son oeuvre

"Une saison en enfer" (printemps 1873), sorte d'autobiographie, qui se révèle être un échec puisqu'il renonce à être un "voyant". Illuminations d'où est tiré le poème étudié ici

a. situation
"Aube", fait partie du recueil Illuminations écrit lors de son voyage avec Verlaine (1873-1875), ces poèmes reflètent l'univers intérieur du poète. En prose, ils retracent les charmes et les mystères d'une relation originale avec le monde. Ce recueil est le premier en vers libres et sera admiré par les surréalistes (cf. feuille à ce propos)
- Le titre du recueil "Enluminures" peut être perçu de différentes manières : il peut avoir le sens d' "enluminures" (sens anglais), ces dessins dont on enjolivait les parchemins, comme le précise Verlaine dans sa préface (il fait éditer le recueil). Mais ce terme peut aussi avoir le sens de visions hallucinées.
- On remarquera au niveau de la forme des textes qu'il s'agit de prose poétique, sans vers ni rimes. On notera cependant qu'il subsiste certaines sonorités et rythmes.

- Ce poème est assez complexe. Nous allons donc nous employer à le décoder dans un premier temps. Il évoque la magie du monde qui émerge des ténèbres.
- De quoi s'agit-il ?
L'Aube : au fil du texte, le jour se lève, la lumière progresse et on arrive à midi. La "mtamorphose" : l'Aube n'est qu'une image.
- Qui parle ?
Par la réponse à cette question, on explique la métamorphose : "je" révèle l'auteur, c'est l'enfant qui parle. A la fin du poème, "Au réveil, il était midi", on remarque que l'auteur a quitté le domaine de l'enfance, il est devenu adulte.
- On peut citer Eugène Ionesco, né en Roumanie, mais qui passa son enfance en France (en Mayenne) et apprit sa deuxième langue paternelle très tardivement, ce qui le marqua. Un jour il voit dans la rue des vieillards qui se font frapper. Il dira plus tard en parlant de ce jour "Je suis né à 14 ans" : c'est-à-dire quand il découvrit le monde adulte, monde de la réalité. Ceci se retrouve dans Jacques ou la soumission (1950). L'enfant, pour être intégré dans l'âge adulte, doit répéter la phrase "J'aime les pommes de terre au lard". Cette pièce de théâtre appartient à l' "absurde" par ses textes comme toute l'oeuvre de Ionesco. Dans Rhinocéros (1958), on assiste à la transformation progressive de tous les hommes en rhinocéros. Ceci est en fait le symbole du totalitarisme : tous les hommes adhèrent peu à peu au parti fasciste.

Seule une jeune fille, Bérengère, refusera de se transformer. L'enfant crée un monde merveilleux, l'adolescent découvre la réalité, le monde merveilleux a alors disparu. Les illustrations de ce monde merveilleux :
- L'aube devient une femme qu'il va poursuivre, qu'il conquiert et dont il est amoureux. Les termes qui nous permettent de le dire : "J'ai embrassé", "déesse", "immense corps", "je levais un à un les voiles", "je la chassais", "ses voiles amassés".
- Le moment où il quitte l'enfance : Au début, on voit un "je", c'est la focalisation interne, l'enfant vit l'aventure, puis "l'aube et l'enfant tombèrent" : c'est l'adolescent qui voit de l'extérieur l'enfant qu'il a été.

b. composition linéaire
On étudiera en suivant le texte car ici on voit l'enfant de l'aube à midi.

c. texte

Titre
- Etymologiquement, le mot "aube" vient du latin alba qui signifie "blanc", c'est le moment où le ciel commence à devenir blanc. L'auteur donne donc tout de suit l'essentiel, et le développe par la suite.

1re ligne (paragraphe 1)
- Si l'auteur avait dit "j'embrassai", au passé simple, on aurait interprété cela comme quelque chose d'achevé, de disparu dans le passé.
- Le passé composé est le résultat d'une action passée, et l'auteur dit "j'ai embrassé", on comprend qu'il ressent toujours le merveilleux de ce rêve : il dort et se réveille à la fin ("Au réveil")
cf. aussi les sonorités en bé dans "embrassé l'aube d'été".

Paragraphe 2 ("Rien ne bougeait [.] sans bruit")
- L'auteur avance dans un décor somptueux : des "palais" et des "pierreries", appartenant au champ lexical du conte, du rêve ; Les pierreries sont peut-être une image pour décrire la rosée du matin, les pierres illuminées par le soleil.
- Mais la nuit (la mort ?) et la tristesse dominent encore : "l'eau était morte", "Les camps d'ombre" (connotation militaire), "Rien ne bougeait"
- Il va avoir une attitude active, il réagit : "J'ai marché", comparable à une attaque militaire, à un rejet de la tristesse et de la mort. En "réveillant", il donne vie à la nature, dont les éléments sont personnifiés (c'est la conséquence), il les anime : "les pierreries regardèrent", "les haleines" sont un souffle de vie, elles sont "tièdes", donc on note le champ lexical du feu, donc encore une connotation de vie. On peut relever les sonorités en è et v, è comme un appel et v comme "vie" : "J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent".
- les "ailes" appartiennent-elles à des oiseaux ou sont-elles une image pour décrire les arbres ? On remarquera l'harmonie dans "les ailes se levèrent sans bruit", utilisée pour décrire leur action furtive.

Paragraphe 3 (ligne "la première entreprise.")
- On retrouve une connotation militaire comme précédemment, "la première entreprise" signifiant "la première que j'ai conquise", la "fleur" est la jeune fille, mais cela représente aussi la virginité (cf. verbe déflorer), on peut y voir une connotation érotique.
- "une fleur qui me dit son nom" : la jeune fille lui donne sa "fleur". Le mot "nom" est important, car lorsqu'on dit qu'on ignore le nom de quelqu'un, c'est en fait l'être lui-même qu'on ignore.
- La progression de la lumière apparaît : elle est faite de "frais et blêmes éclats" : elle est donc encore blafarde.

Paragraphe 4 (ligne "je ris au wasserfall...")
- C'est une communion avec la nature, il rit à la chute d'eau (wasserfall en allemand, mot utilisé par Rimbaud car originaire des Ardennes), ce wasserfall est métamorphosé en créature humaine (il "s'échevela"). La chute d'eau est similaire à une créature dont les cheveux sont en désordre.
- "Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins" : noter les sonorités en a, l et s. Le a est la voyelle propre au rire.
- Le soleil apparaît ensuite : la métaphore de la femme déesse le souligne, et la pleine lumière par la "cime argentée".

Paragraphe 5 ("Alors...")
- Le poème va maintenant s'attacher à la relation amoureuse entre l'Aube et l'enfant.
- Il la dénude ("voiles") avec douceur ("un à un"). Puis elle s'échappe, aussi la poursuit-il. (il dit "je la chassais", mais il aurait autant pu écrire "je la pourchassais"), on note l'opposition des termes "fuyait"/"chassais".
- Il y a un mouvement haletant ternaire : "Dans l'allée", "Par la plaine", "Dans la grand'ville"
- On peut expliquer l'orthographe de "grand'ville" par le latin : les adjectifs de la seconde classe comme grandis is signifiant "grand" avaient la même traduction au masculin et féminin, et il en subsiste encore : la grand-mère par exemple, contrairement à ceux de la première classe : beatus a um, donne au masculin béat et au féminin béate. Les adjectifs de la seconde classe ont aussi formé des adverbes : fortis mente : (mente est l'ablatif de mens is, "la manière") il signifie fortement. A l'usage, on supprimait aussi le "te", cela faisait "forment".
- On retrouve un renversement de l'ordre des choses : l'auteur annonce ("dénonce") l'aube au coq. C'est lui qui crée la lumière dans le monde. Le lecteur est le Créateur. Il se compare à Dieu : dans la Bible, au livre de la Genèse, on peut lire "Dieu dit "Que le lumière soit" (fiat lux en latin). Et la lumière fut". Rimbaud se veut démiurge (Dieu Créateur).
- L'auteur rapporte l'époque, il se croit dans une ville du Moyen Âge ("les clochers et les dômes"). Il exprime son besoin d'elle (la jeune fille) : "comme un mendiant" par un terme contrastant avec la richesse des "quais de marbre".

Paragraphe 6 (" En haut de la route.")
- Il veut montrer sa victoire (provisoire) : les "lauriers" ne sont-ils pas le symbole de la gloire ? C'est une victoire cependant difficile : les lauriers se situent "En haut de la route"
- Et elle se révèle être un échec : la jeune fille est trop "grande" pour lui (il a "senti un peu son immense corps".
- "L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois". On voit que l'auteur se regarde désormais de l'extérieur, le "je" enfant a disparu.

Paragraphe 7 ("Au réveil, il était midi")
- Il a quitté le monde de l'enfance et est confronté à la réalité. Il quitte le monde magique, monde merveilleux de l'enfance dans lequel tout est possible et se réveille. Il veut dire que lorsqu'on est adulte, la réalité ne se manipule plus à notre guise.

Conclusion
Le désir de créer un autre poésie
- "Le poète doit être un voyant" selon Rimbaud
- C'est l'alchimie du verbe, il faut opérer sur le langage, c'est un travail d'alchimiste qui fera révéler à ce langage ce qu'il cache profondément.
- On pourra reparler des Illuminations, sortes des "visions hallucinées" pour expliquer le poète - voyant .

L'échec
- Dans le poème, l'enfant découvre une réalité décevante.
- Dans le dernier poème d'Une Saison en Enfer, intitulé "Adieu", il écrit "Moi ! moi qui me suis dit mage ou ange, dispensé de toute morale, je suis rendu au sol, avec un devoir à chercher, et la réalité rugueuse à étreindre ! Paysan !". Ayant atteint l'âge adulte, il cessera d'écrire à vingt ans.

caro mélanie 15/02/2014 14:54

ce texte s'appelle l'Aube de Arthur Rimbaud

lO 15/02/2014 14:43

Poésie de ARTHUR RIMBAUD : AUBE

- Sa mère est paysanne et son père militaire, qui les abandonnera.
- Il est remarqué à l'école, un de ses professeurs de quatrième dire de lui : "Il finira mal. En tout cas, rien de banal ne germera dans sa tête : ce sera le génie du bien ou du mal."
- Le Dormeur du val, écrit à 16ans, est un exemple de sa précocité poétique.

- Rimbaud essaye d'aller à Paris lors des évènements de 1870-71 (la défaite contre l'Allemagne, la Commune de Paris) au lieu de se présenter aux épreuves du baccalauréat.
- Fait la connaissance de Paul Verlaine en 1871, en emportant avec lui son plus célèbre poème, "Le Bateau ivre"

- Rimbaud se révèle méprisant face aux gens de lettres qui l'avaient accueilli, et reste seul avec lui Verlaine. Il réussira même à lui faire quitter sa famille et aura des relations étranges avec celui-ci, jusqu'à ce que Verlaine, lors d'une de leurs- fréquentes- disputes, lui tire un coup de pistolet dessus (juillet 1873)

- En atteignant l'âge adulte, à vingt ans, il abandonne la poésie et devient "l'homme aux semelles de vent", comme le surnommera Verlaine. Il exercera alors différents métiers en Orient (mercenaire, contremaître, négociant.) et rentrera mourir en France, ayant une blessure à la jambe.- Il s'est définit comme un voyant, il voulait redéfinir la poésie. Ceci est visible dans la "Lettre du voyant" adressée à Paul Démeny : "Je est un autre. Je travaille à me rendre voyant. Je dis qu'il faut être voyant, se faire voyant."

II. Son oeuvre

"Une saison en enfer" (printemps 1873), sorte d'autobiographie, qui se révèle être un échec puisqu'il renonce à être un "voyant". Illuminations d'où est tiré le poème étudié ici

a. situation
"Aube", fait partie du recueil Illuminations écrit lors de son voyage avec Verlaine (1873-1875), ces poèmes reflètent l'univers intérieur du poète. En prose, ils retracent les charmes et les mystères d'une relation originale avec le monde. Ce recueil est le premier en vers libres et sera admiré par les surréalistes (cf. feuille à ce propos)
- Le titre du recueil "Enluminures" peut être perçu de différentes manières : il peut avoir le sens d' "enluminures" (sens anglais), ces dessins dont on enjolivait les parchemins, comme le précise Verlaine dans sa préface (il fait éditer le recueil). Mais ce terme peut aussi avoir le sens de visions hallucinées.
- On remarquera au niveau de la forme des textes qu'il s'agit de prose poétique, sans vers ni rimes. On notera cependant qu'il subsiste certaines sonorités et rythmes.

"Aube"
J'ai embrassé l'aube d'été.
Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte. Les camps d'ombres ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.
La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.
Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse.
Alors je levai un à un les voiles. Dans l'allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l'ai dénoncée au coq. A la grand'ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre,je la chassais.
En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée avec ses voiles amassés, et j'ai senti un peuson immense corps. L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois.
Au réveil il était midi.


- Ce poème est assez complexe. Nous allons donc nous employer à le décoder dans un premier temps. Il évoque la magie du monde qui émerge des ténèbres.
- De quoi s'agit-il ?
L'Aube : au fil du texte, le jour se lève, la lumière progresse et on arrive à midi. La "mtamorphose" : l'Aube n'est qu'une image.
- Qui parle ?
Par la réponse à cette question, on explique la métamorphose : "je" révèle l'auteur, c'est l'enfant qui parle. A la fin du poème, "Au réveil, il était midi", on remarque que l'auteur a quitté le domaine de l'enfance, il est devenu adulte.
- On peut citer Eugène Ionesco, né en Roumanie, mais qui passa son enfance en France (en Mayenne) et apprit sa deuxième langue paternelle très tardivement, ce qui le marqua. Un jour il voit dans la rue des vieillards qui se font frapper. Il dira plus tard en parlant de ce jour "Je suis né à 14 ans" : c'est-à-dire quand il découvrit le monde adulte, monde de la réalité. Ceci se retrouve dans Jacques ou la soumission (1950). L'enfant, pour être intégré dans l'âge adulte, doit répéter la phrase "J'aime les pommes de terre au lard". Cette pièce de théâtre appartient à l' "absurde" par ses textes comme toute l'oeuvre de Ionesco. Dans Rhinocéros (1958), on assiste à la transformation progressive de tous les hommes en rhinocéros. Ceci est en fait le symbole du totalitarisme : tous les hommes adhèrent peu à peu au parti fasciste. Seule une jeune fille, Bérengère, refusera de se transformer. L'enfant crée un monde merveilleux, l'adolescent découvre la réalité, le monde merveilleux a alors disparu. Les illustrations de ce monde merveilleux :
- L'aube devient une femme qu'il va poursuivre, qu'il conquiert et dont il est amoureux. Les termes qui nous permettent de le dire : "J'ai embrassé", "déesse", "immense corps", "je levais un à un les voiles", "je la chassais", "ses voiles amassés".
- Le moment où il quitte l'enfance : Au début, on voit un "je", c'est la focalisation interne, l'enfant vit l'aventure, puis "l'aube et l'enfant tombèrent" : c'est l'adolescent qui voit de l'extérieur l'enfant qu'il a été.

b. composition linéaire
On étudiera en suivant le texte car ici on voit l'enfant de l'aube à midi.

c. texte

Titre
- Etymologiquement, le mot "aube" vient du latin alba qui signifie "blanc", c'est le moment où le ciel commence à devenir blanc. L'auteur donne donc tout de suit l'essentiel, et le développe par la suite.

1re ligne (paragraphe 1)
- Si l'auteur avait dit "j'embrassai", au passé simple, on aurait interprété cela comme quelque chose d'achevé, de disparu dans le passé.
- Le passé composé est le résultat d'une action passée, et l'auteur dit "j'ai embrassé", on comprend qu'il ressent toujours le merveilleux de ce rêve : il dort et se réveille à la fin ("Au réveil")
cf. aussi les sonorités en bé dans "embrassé l'aube d'été".

Paragraphe 2 ("Rien ne bougeait [.] sans bruit")
- L'auteur avance dans un décor somptueux : des "palais" et des "pierreries", appartenant au champ lexical du conte, du rêve ; Les pierreries sont peut-être une image pour décrire la rosée du matin, les pierres illuminées par le soleil.
- Mais la nuit (la mort ?) et la tristesse dominent encore : "l'eau était morte", "Les camps d'ombre" (connotation militaire), "Rien ne bougeait"
- Il va avoir une attitude active, il réagit : "J'ai marché", comparable à une attaque militaire, à un rejet de la tristesse et de la mort. En "réveillant", il donne vie à la nature, dont les éléments sont personnifiés (c'est la conséquence), il les anime : "les pierreries regardèrent", "les haleines" sont un souffle de vie, elles sont "tièdes", donc on note le champ lexical du feu, donc encore une connotation de vie. On peut relever les sonorités en è et v, è comme un appel et v comme "vie" : "J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent".
- les "ailes" appartiennent-elles à des oiseaux ou sont-elles une image pour décrire les arbres ? On remarquera l'harmonie dans "les ailes se levèrent sans bruit", utilisée pour décrire leur action furtive.

Paragraphe 3 (ligne "la première entreprise.")
- On retrouve une connotation militaire comme précédemment, "la première entreprise" signifiant "la première que j'ai conquise", la "fleur" est la jeune fille, mais cela représente aussi la virginité (cf. verbe déflorer), on peut y voir une connotation érotique.
- "une fleur qui me dit son nom" : la jeune fille lui donne sa "fleur". Le mot "nom" est important, car lorsqu'on dit qu'on ignore le nom de quelqu'un, c'est en fait l'être lui-même qu'on ignore.
- La progression de la lumière apparaît : elle est faite de "frais et blêmes éclats" : elle est donc encore blafarde.

Paragraphe 4 (ligne "je ris au wasserfall...")
- C'est une communion avec la nature, il rit à la chute d'eau (wasserfall en allemand, mot utilisé par Rimbaud car originaire des Ardennes), ce wasserfall est métamorphosé en créature humaine (il "s'échevela"). La chute d'eau est similaire à une créature dont les cheveux sont en désordre.
- "Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins" : noter les sonorités en a, l et s. Le a est la voyelle propre au rire.
- Le soleil apparaît ensuite : la métaphore de la femme déesse le souligne, et la pleine lumière par la "cime argentée".

Paragraphe 5 ("Alors...")
- Le poème va maintenant s'attacher à la relation amoureuse entre l'Aube et l'enfant.
- Il la dénude ("voiles") avec douceur ("un à un"). Puis elle s'échappe, aussi la poursuit-il. (il dit "je la chassais", mais il aurait autant pu écrire "je la pourchassais"), on note l'opposition des termes "fuyait"/"chassais".
- Il y a un mouvement haletant ternaire : "Dans l'allée", "Par la plaine", "Dans la grand'ville"
- On peut expliquer l'orthographe de "grand'ville" par le latin : les adjectifs de la seconde classe comme grandis is signifiant "grand" avaient la même traduction au masculin et féminin, et il en subsiste encore : la grand-mère par exemple, contrairement à ceux de la première classe : beatus a um, donne au masculin béat et au féminin béate. Les adjectifs de la seconde classe ont aussi formé des adverbes : fortis mente : (mente est l'ablatif de mens is, "la manière") il signifie fortement. A l'usage, on supprimait aussi le "te", cela faisait "forment".
- On retrouve un renversement de l'ordre des choses : l'auteur annonce ("dénonce") l'aube au coq. C'est lui qui crée la lumière dans le monde. Le lecteur est le Créateur. Il se compare à Dieu : dans la Bible, au livre de la Genèse, on peut lire "Dieu dit "Que le lumière soit" (fiat lux en latin). Et la lumière fut". Rimbaud se veut démiurge (Dieu Créateur).
- L'auteur rapporte l'époque, il se croit dans une ville du Moyen Âge ("les clochers et les dômes"). Il exprime son besoin d'elle (la jeune fille) : "comme un mendiant" par un terme contrastant avec la richesse des "quais de marbre".

Paragraphe 6 (" En haut de la route.")
- Il veut montrer sa victoire (provisoire) : les "lauriers" ne sont-ils pas le symbole de la gloire ? C'est une victoire cependant difficile : les lauriers se situent "En haut de la route"
- Et elle se révèle être un échec : la jeune fille est trop "grande" pour lui (il a "senti un peu son immense corps".
- "L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois". On voit que l'auteur se regarde désormais de l'extérieur, le "je" enfant a disparu.

Paragraphe 7 ("Au réveil, il était midi")
- Il a quitté le monde de l'enfance et est confronté à la réalité. Il quitte le monde magique, monde merveilleux de l'enfance dans lequel tout est possible et se réveille. Il veut dire que lorsqu'on est adulte, la réalité ne se manipule plus à notre guise.

Conclusion
Le désir de créer un autre poésie
- "Le poète doit être un voyant" selon Rimbaud
- C'est l'alchimie du verbe, il faut opérer sur le langage, c'est un travail d'alchimiste qui fera révéler à ce langage ce qu'il cache profondément.

lO 15/02/2014 14:43

Poésie de ARTHUR RIMBAUD : AUBE

- Sa mère est paysanne et son père militaire, qui les abandonnera.
- Il est remarqué à l'école, un de ses professeurs de quatrième dire de lui : "Il finira mal. En tout cas, rien de banal ne germera dans sa tête : ce sera le génie du bien ou du mal."
- Le Dormeur du val, écrit à 16ans, est un exemple de sa précocité poétique.

- Rimbaud essaye d'aller à Paris lors des évènements de 1870-71 (la défaite contre l'Allemagne, la Commune de Paris) au lieu de se présenter aux épreuves du baccalauréat.
- Fait la connaissance de Paul Verlaine en 1871, en emportant avec lui son plus célèbre poème, "Le Bateau ivre"

- Rimbaud se révèle méprisant face aux gens de lettres qui l'avaient accueilli, et reste seul avec lui Verlaine. Il réussira même à lui faire quitter sa famille et aura des relations étranges avec celui-ci, jusqu'à ce que Verlaine, lors d'une de leurs- fréquentes- disputes, lui tire un coup de pistolet dessus (juillet 1873)

- En atteignant l'âge adulte, à vingt ans, il abandonne la poésie et devient "l'homme aux semelles de vent", comme le surnommera Verlaine. Il exercera alors différents métiers en Orient (mercenaire, contremaître, négociant.) et rentrera mourir en France, ayant une blessure à la jambe.- Il s'est définit comme un voyant, il voulait redéfinir la poésie. Ceci est visible dans la "Lettre du voyant" adressée à Paul Démeny : "Je est un autre. Je travaille à me rendre voyant. Je dis qu'il faut être voyant, se faire voyant."

II. Son oeuvre

"Une saison en enfer" (printemps 1873), sorte d'autobiographie, qui se révèle être un échec puisqu'il renonce à être un "voyant". Illuminations d'où est tiré le poème étudié ici

a. situation
"Aube", fait partie du recueil Illuminations écrit lors de son voyage avec Verlaine (1873-1875), ces poèmes reflètent l'univers intérieur du poète. En prose, ils retracent les charmes et les mystères d'une relation originale avec le monde. Ce recueil est le premier en vers libres et sera admiré par les surréalistes (cf. feuille à ce propos)
- Le titre du recueil "Enluminures" peut être perçu de différentes manières : il peut avoir le sens d' "enluminures" (sens anglais), ces dessins dont on enjolivait les parchemins, comme le précise Verlaine dans sa préface (il fait éditer le recueil). Mais ce terme peut aussi avoir le sens de visions hallucinées.
- On remarquera au niveau de la forme des textes qu'il s'agit de prose poétique, sans vers ni rimes. On notera cependant qu'il subsiste certaines sonorités et rythmes.

"Aube"
J'ai embrassé l'aube d'été.
Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte. Les camps d'ombres ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.
La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.
Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse.
Alors je levai un à un les voiles. Dans l'allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l'ai dénoncée au coq. A la grand'ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre,je la chassais.
En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée avec ses voiles amassés, et j'ai senti un peuson immense corps. L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois.
Au réveil il était midi.


- Ce poème est assez complexe. Nous allons donc nous employer à le décoder dans un premier temps. Il évoque la magie du monde qui émerge des ténèbres.
- De quoi s'agit-il ?
L'Aube : au fil du texte, le jour se lève, la lumière progresse et on arrive à midi. La "mtamorphose" : l'Aube n'est qu'une image.
- Qui parle ?
Par la réponse à cette question, on explique la métamorphose : "je" révèle l'auteur, c'est l'enfant qui parle. A la fin du poème, "Au réveil, il était midi", on remarque que l'auteur a quitté le domaine de l'enfance, il est devenu adulte.
- On peut citer Eugène Ionesco, né en Roumanie, mais qui passa son enfance en France (en Mayenne) et apprit sa deuxième langue paternelle très tardivement, ce qui le marqua. Un jour il voit dans la rue des vieillards qui se font frapper. Il dira plus tard en parlant de ce jour "Je suis né à 14 ans" : c'est-à-dire quand il découvrit le monde adulte, monde de la réalité. Ceci se retrouve dans Jacques ou la soumission (1950). L'enfant, pour être intégré dans l'âge adulte, doit répéter la phrase "J'aime les pommes de terre au lard". Cette pièce de théâtre appartient à l' "absurde" par ses textes comme toute l'oeuvre de Ionesco. Dans Rhinocéros (1958), on assiste à la transformation progressive de tous les hommes en rhinocéros. Ceci est en fait le symbole du totalitarisme : tous les hommes adhèrent peu à peu au parti fasciste. Seule une jeune fille, Bérengère, refusera de se transformer. L'enfant crée un monde merveilleux, l'adolescent découvre la réalité, le monde merveilleux a alors disparu. Les illustrations de ce monde merveilleux :
- L'aube devient une femme qu'il va poursuivre, qu'il conquiert et dont il est amoureux. Les termes qui nous permettent de le dire : "J'ai embrassé", "déesse", "immense corps", "je levais un à un les voiles", "je la chassais", "ses voiles amassés".
- Le moment où il quitte l'enfance : Au début, on voit un "je", c'est la focalisation interne, l'enfant vit l'aventure, puis "l'aube et l'enfant tombèrent" : c'est l'adolescent qui voit de l'extérieur l'enfant qu'il a été.

b. composition linéaire
On étudiera en suivant le texte car ici on voit l'enfant de l'aube à midi.

c. texte

Titre
- Etymologiquement, le mot "aube" vient du latin alba qui signifie "blanc", c'est le moment où le ciel commence à devenir blanc. L'auteur donne donc tout de suit l'essentiel, et le développe par la suite.

1re ligne (paragraphe 1)
- Si l'auteur avait dit "j'embrassai", au passé simple, on aurait interprété cela comme quelque chose d'achevé, de disparu dans le passé.
- Le passé composé est le résultat d'une action passée, et l'auteur dit "j'ai embrassé", on comprend qu'il ressent toujours le merveilleux de ce rêve : il dort et se réveille à la fin ("Au réveil")
cf. aussi les sonorités en bé dans "embrassé l'aube d'été".

Paragraphe 2 ("Rien ne bougeait [.] sans bruit")
- L'auteur avance dans un décor somptueux : des "palais" et des "pierreries", appartenant au champ lexical du conte, du rêve ; Les pierreries sont peut-être une image pour décrire la rosée du matin, les pierres illuminées par le soleil.
- Mais la nuit (la mort ?) et la tristesse dominent encore : "l'eau était morte", "Les camps d'ombre" (connotation militaire), "Rien ne bougeait"
- Il va avoir une attitude active, il réagit : "J'ai marché", comparable à une attaque militaire, à un rejet de la tristesse et de la mort. En "réveillant", il donne vie à la nature, dont les éléments sont personnifiés (c'est la conséquence), il les anime : "les pierreries regardèrent", "les haleines" sont un souffle de vie, elles sont "tièdes", donc on note le champ lexical du feu, donc encore une connotation de vie. On peut relever les sonorités en è et v, è comme un appel et v comme "vie" : "J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent".
- les "ailes" appartiennent-elles à des oiseaux ou sont-elles une image pour décrire les arbres ? On remarquera l'harmonie dans "les ailes se levèrent sans bruit", utilisée pour décrire leur action furtive.

Paragraphe 3 (ligne "la première entreprise.")
- On retrouve une connotation militaire comme précédemment, "la première entreprise" signifiant "la première que j'ai conquise", la "fleur" est la jeune fille, mais cela représente aussi la virginité (cf. verbe déflorer), on peut y voir une connotation érotique.
- "une fleur qui me dit son nom" : la jeune fille lui donne sa "fleur". Le mot "nom" est important, car lorsqu'on dit qu'on ignore le nom de quelqu'un, c'est en fait l'être lui-même qu'on ignore.
- La progression de la lumière apparaît : elle est faite de "frais et blêmes éclats" : elle est donc encore blafarde.

Paragraphe 4 (ligne "je ris au wasserfall...")
- C'est une communion avec la nature, il rit à la chute d'eau (wasserfall en allemand, mot utilisé par Rimbaud car originaire des Ardennes), ce wasserfall est métamorphosé en créature humaine (il "s'échevela"). La chute d'eau est similaire à une créature dont les cheveux sont en désordre.
- "Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins" : noter les sonorités en a, l et s. Le a est la voyelle propre au rire.
- Le soleil apparaît ensuite : la métaphore de la femme déesse le souligne, et la pleine lumière par la "cime argentée".

Paragraphe 5 ("Alors...")
- Le poème va maintenant s'attacher à la relation amoureuse entre l'Aube et l'enfant.
- Il la dénude ("voiles") avec douceur ("un à un"). Puis elle s'échappe, aussi la poursuit-il. (il dit "je la chassais", mais il aurait autant pu écrire "je la pourchassais"), on note l'opposition des termes "fuyait"/"chassais".
- Il y a un mouvement haletant ternaire : "Dans l'allée", "Par la plaine", "Dans la grand'ville"
- On peut expliquer l'orthographe de "grand'ville" par le latin : les adjectifs de la seconde classe comme grandis is signifiant "grand" avaient la même traduction au masculin et féminin, et il en subsiste encore : la grand-mère par exemple, contrairement à ceux de la première classe : beatus a um, donne au masculin béat et au féminin béate. Les adjectifs de la seconde classe ont aussi formé des adverbes : fortis mente : (mente est l'ablatif de mens is, "la manière") il signifie fortement. A l'usage, on supprimait aussi le "te", cela faisait "forment".
- On retrouve un renversement de l'ordre des choses : l'auteur annonce ("dénonce") l'aube au coq. C'est lui qui crée la lumière dans le monde. Le lecteur est le Créateur. Il se compare à Dieu : dans la Bible, au livre de la Genèse, on peut lire "Dieu dit "Que le lumière soit" (fiat lux en latin). Et la lumière fut". Rimbaud se veut démiurge (Dieu Créateur).
- L'auteur rapporte l'époque, il se croit dans une ville du Moyen Âge ("les clochers et les dômes"). Il exprime son besoin d'elle (la jeune fille) : "comme un mendiant" par un terme contrastant avec la richesse des "quais de marbre".

Paragraphe 6 (" En haut de la route.")
- Il veut montrer sa victoire (provisoire) : les "lauriers" ne sont-ils pas le symbole de la gloire ? C'est une victoire cependant difficile : les lauriers se situent "En haut de la route"
- Et elle se révèle être un échec : la jeune fille est trop "grande" pour lui (il a "senti un peu son immense corps".
- "L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois". On voit que l'auteur se regarde désormais de l'extérieur, le "je" enfant a disparu.

Paragraphe 7 ("Au réveil, il était midi")
- Il a quitté le monde de l'enfance et est confronté à la réalité. Il quitte le monde magique, monde merveilleux de l'enfance dans lequel tout est possible et se réveille. Il veut dire que lorsqu'on est adulte, la réalité ne se manipule plus à notre guise.

Conclusion
Le désir de créer un autre poésie
- "Le poète doit être un voyant" selon Rimbaud
- C'est l'alchimie du verbe, il faut opérer sur le langage, c'est un travail d'alchimiste qui fera révéler à ce langage ce qu'il cache profondément.

Le Roy Morgane 15/02/2014 12:56

c'est l'Aube d'Arthur Rimbaud

ROUAULT Justine 15/02/2014 10:00

L'histoire est AUBE de RIMBAUD.